Les-sorcieres-d-eastwick-AFFICHERésumé : Jane, Suzie et Alexandra se morfondent dans la petite ville d'Eastwick. Leur vie est monotone et ennuyeuse jusqu'au jour où un homme, Daryl van Horne, achète le château de la ville pour s'y installer.

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Avis : Ce film culte est tiré d'un roman éponyme (que je n'ai pas encore lu).
On y suit l'histoire de 3 femmes : Jane (jouée par Susan Sarandon), une musicienne qui est également prof' de musique, sans cesse rabaissée et qui subit les remarques et les gestes sexistes de son collègue. Alexandra -Alex'- (interprétée par Cher), une artiste sculpteure incomprise qui tient une petite boutique en ville. Sukie (Michelle Pfeiffer), une maman de plusieurs enfants qui est reporter pour le journal local de la ville. Toutes sont célibataires et/ou divorcées. Leur vie est terne et elles s'ennuient. Un soir, elles font le vœux que quelqu'un arrive à Eastwick, un homme « idéal », pour les combler. Et le soir-même, IL arrive….

Ce que j'ai remarqué en revoyant le film, c'est que les 3 héroïnes veulent pouvoir faire ce qui leur plaît, comme elles l'entendent et avec qui elles veulent, sans avoir à subir de remarque. Elles veulent être libres, comme les hommes le sont. Elles souhaitent prendre leur vie en main. Serait-ce donc un film féministe ? J'ai senti que oui, il l'était (chose qui m'avait échappé la première fois que je l'avais vu). La place de la femme est clairement remise en question ici.

« Les Sorcières d'Eastwick » est une œuvre à voir absolument pour tous les amateurs de sorcières. Il respire bon les années 80s, et les actrices sont au top. Mais je ne peux pas seulement m'arrêter sur elles, quand on a aussi la présence de Jack Nicholson dans le rôle de Daryl van Horne, le nouvel arrivant à Eastwick. Son entrée est énormisime, avec ses ronflements effroyables pendant le concert de musique ! Daryl est un personnage rocambolesque au comportement exagéré et vulgaire. Il en fait des tonnes et il se fiche totalement de ce que pensent les gens de lui. Normal, car il est le Diable en personne.

Le rôle de Daryl n'est pas seulement d'amuser les 3 femmes. Non. Il est là pour leur apprendre à être elles-mêmes. Ses paroles font mouche, elles arrivent là où ça fait mal. La peur de soi-même, la peur des hommes. Il veut les aider à sortir et à sentir la passion, et il veut les séduire. Il veut les aider à reprendre leur propre pouvoir, à être des Sorcières.

« Les Sorcières d'Eastwick » est rempli de passages inoubliables (et drôles), tels que le moment où les habitants se souviennent de SON nom, la partie de tennis qui prendra un tournant inattendu, le violoncelle qui fume, le repas avec les cerises (moment épique!), etc.

J'ai quand même noté (littéralement…car j'ai pris des notes !) que le mot « Sorcière » n'était jamais utilisé pour désigner les 3 femmes. Il est prononcé par Daryl lorsqu'il explique que des sorcières furent brûlées à Eastwick autrefois, et c'est tout. A partir de là, je ne comprends pas une chose. Comment savent-elles que le livre « Méleficio » est un livre de sortilèges ? Quand l'ont-elles lu ? Car bien qu'elles se sont aperçu qu'elles avaient des pouvoirs, à aucun moment elles se sont prétendues sorcières...sauf à la fin du film où elles lancent un sortilège. J'ai eu l'impression qu'il manquait un passage important.
Malgré ça, je ne vais pas vous mentir : j'adore ce film et la fin est spectaculaire.

En bref : un film CULTE à voir !

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